mercredi 22 décembre 2010

CORNET-BLANDUREL Notre "souche à VAUX en AMIENOIS

Alors que le roi Soleil brillait avec sa cour à Paris et à Versailles,

Les paysans picards tentaient de survivre durement mais dans la dignité.


Dans les campagnes, on ne bougeait guère de son village, On naissait, on prenait femme, on fondait une famille, on mourrait dans la même paroisse, sous le regard de chacun de génération en génération. Parfois le métier qu’on exerçait, par exemple berger, vous amenait à quelques kilomètres pour prendre femme, ce qui n’était pas toujours bien vu et donnait lieu à des représailles ou à des manifestations bruyantes de la part des autres jeunes gens

Faire une généalogie, lorsqu’on est originaire d’un canton situé au Nord d’AMIENS n’est pas trop compliqué jusqu’au développement de l’aire industrielle : la consultation des registres d’Etat civil, et avant eux des registres paroissiaux suffit.

Du reste quels autres documents auraient laissé des traces de vie chez les familles modestes ? Pas d’actes notariés tels des contrats de mariages, ou d’acquisition quelconque pour les pauvres.

10 générations avant mon arrivée dans ce monde, vers l’an 1657, et certainement encore bien avant, les CORNET et les BLANDUREL étaient de père en fils manouvriers, petits artisans locaux, et surtout à la fois journalier et tisseur à façon, de mère en fille, on était ménagère et fileuse.

Il n’y a plus maintenant de CORNET ou de BLANDUREL à VAUX. Ils sont progressivement tous partis vers les entreprises de textile, à la fin du XIXème siècle : AILLY sur SOMME et AMIENS.

De même qu’il n’y a plus de GAVOIS, de LAMOUR, à HAVERNAS ou à HARLOY les PERNOIS. Tous attirés vers « une vie meilleure » tout du moins l'espéraient ils...

Si : des pierres tombales vétustes étaient encore en place au cimetière de VAUX y a une trentaine d’années, ce n’était pas des concessions (ils n’en avaient pas les moyens…), elles ne sont plus là maintenant !

Si : deux CORNET sont inscrits sur la plaque servant de monument aux morts à VAUX.

Et maintenant nous sommes tous dispersés,

souvent ignorants des uns et des autres


Photo : jean Claude PLACIARD

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